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Teresa à Tosca

Le soir, Julietta avait préparé des spaghetti al sugo di pomodoro fatto in casa dont on pouvait difficilement décrire le goût umami dont l'acidité avait été coupé par la crème fraîche.

Après ce repas, Jérôme s'isola dans sa chambre pour téléphoner à PI.

Pour sa part, Teresa Avila était impatiente d'appeler son amie Tosca Osborn. Elle se coucha dans le canapé avant d'activer la fonction téléphonique de son iPhone.

— Bonsoir mon amour.

— Salut belle gueule, alors comme ça on me fait des infidélités !?

— Ah ne commences pas ! tu sais très bien ce qu'il en est de nos rapports où domine une liberté indiscutable, indisputable !

— Excuses moi mais c'est plus fort que moi, te savoir dans les bras de cet homme, beau et charmant j'en conviens, ça m'irrite un peu.

— Ne soit pas jalouse, si tout est clair entre nous, qu'importe que je couche avec lui...

— Oui tu as sans doute raison, mais j'avais perdu l'habitude de tes libertinages, reflexe vulgaire probablement. Mais racontes, comment ça s'est passé ?

— Comme je te le disais dans le SMS que je t'ai envoyé jeudi soir, Jérôme est bon amant et il est très séduisant. Il a bien un peu résisté à mes avances, mais comme je l'avais senti, il y a de l'eau dans le gaz avec Béatrice, sa copine, il a été facile de lui faire sauter le pas. Mais je t'avertis, ce ne sera pas une passade, j'ai envie de partager l'aventure de son projet de banque et donc cela implique de le fréquenter assidûment. Mais rassures toi mon amour, je ne veux pas t'abonner, d'ailleurs j'aimerais que tu participes également à cette aventure financière...

— Quoi ? tu envisages de m'imposer ce mec dans une relation triangulaire !

— Non, ce n'est pas comme ça que tu dois prendre les choses. En fait il s'agit de travailler ensemble et plus si affinités, et je te rappelle que tu ne t'es pas gênée avec Francine, Élisabeth, Sophie, Murielle et Fatima, pour ne citer que les principales.

— Oui, mais ça n'avait rien à voir avec une relation durable et les ennuis qui s'en suivent immanquablement. Il faut que Jérôme accepte que j'ai toute ma place auprès de toi, en toute liberté et que je veux des rapports 100% égalitaires où personne ne domine ni ne possède personne. Si je participe, ce sera d'égal à égal, capito ?!

— Oui, tu as raison, je lui en toucherai deux mots avec diplomatie, tu comprends je ne veux pas le froisser, il pourrait mal le prendre.

— Oui, mais c'est tout à fait légitime de ma part, qu'il sache à quel point on s'aime nous deux ; tu peux lui présenter les choses sous cet angle purement affectif.

— Oui bonne idée, mais s'il le faut, je crois qu'il serait tout prêt à accepter ce style de vie.

— Tant mieux !

— Attends ce n'est pas gagné, mais il me semble également ouvert à une double relation dans une telle perspective commune.

— Quoi !? mais c'est un condition sine qua non ! sans exagérer, non ?!

— Non, on ne discute pas de ça, nos relations n'y perdront rien, au contraire elles seront investies de ce supplément d'amour qui ne peut qu'augmenter au fil du temps.

— OK mais ce sera quand même difficile de vivre une relation si complexe, en général ça foire, surtout si on y mêle amour et travail.

— Justement, je compte sur toi et ton génie des relations publiques pour travailler au succès de l'aventure financière comme de notre marivaudage privé...

— Eh minute ! je ne fais pas de miracle  !

— Ne soit pas trop modeste, tu sais très bien que ça peut marcher, et même en surfant sur la tendance à la mode, tu peux gagner en influence car avec ce projet, tout est possible.

— Bon d'accord, mais ce sera un sacré défi.

— À la mesure de nos ambitions, si tu persistes et signes à t'engager avec moi dans l'aventure.

— Oui bien sur, je t'y accompagne et alea jacta est...

— Merci Tosca, je savais que je pouvais compter sur toi. Et si Jérôme et son ami Richard s'allient et nous avec eux, alors le monde financier devra affonter une redoutable bande des quatre.

— Sauf que c'est plutôt le contraire, c'est nous qui devront affronter cet univers impitoyable.

Haut les cœurs et à l'assaut de la citadelle ! (rires).
 

— Bon, demain on rentre à Bruxelles, je peux venir te voir dès que possible ; dis moi si tu veux que je vienne de suite.

— OK, dès que tu es de retour à Bruxelles j'organise une petite fête avec ton Jérôme et son ami, comment s'appelle-t-il encore ?

— Richard, Richard PI ; c'est ainsi qu'il l'appelle.

— Ah oui ! génial, le fort en math.

— Tu t'en souviens, il nous en avait parlé lors de notre rencontre à la Taverne du passage.

— Oui je m'en souviens bien ; il aurait un système capable de performances hors du commun. J'avais trouvé ça un peu tiré par les cheveux, mais c'était plutôt amusant d'imaginer ce type dévaliser les marchés financiers.

— Oui c'est amusant, très amusant...

— OK, comme on a dit, je t'indiquerai le jour et l'endroit de la fête. En attendant, j'aimerais bien te voir avant pour te baiser. J'ai une folle envie de toi.

— Entendu, je viendrai dès que possible...

— Mais si tu veux je passerai moi-même à l'hôtel Métropole.

— Oui, parfait, ça facilitera les choses ; je m'arrangerai pour être seule.

— Salut bel amour, je t'embrasse, à bientôt, Bye !

— Salut Tosca, moi de même, je t'aime, Ciao !

 à l'hôtel Métropole

Note : les parties de texte soulignées sont des liens vers une autre page.

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